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- 6 308 000 entrées France (depuis le 8 mars 1968)
dont
- 833 000 entrées France 6 mois après la sortie
- 1 497 000 entrées France 18 mois après la sortie
- 137 196 entrées sur Paris-Périphérie en première exclusivité
- 143 252 entrées sur Paris-Périphérie en réédition (1972)
- 107 442 entrées sur Paris-Périphérie en réédition (1976)
- 117 304 entrées sur Paris-Périphérie en réédition (1979)
- 1 211 000 entrées sur paris-ville (depuis le 8 mars 1968)
- 6,1 M$ de recettes dans les salles américaines (depuis 1967)
La petite histoire
(Racontée par Robert Aldrich)
Alors qu'il tournait au Maroc SODOM AND GOMORRAH (1962), Robert Aldrich appela le réalisateur italien de sa seconde équipe et le " remercia ". Il lui conseilla de prendre le premier avion pour Rome où l'on cherchait un réalisateur pour un acteur de télévision nommée Clint Eastwood. Cet italien suivit son conseil : à Rome, l'affaire fut conclue et il tourna, sous le pseudonyme de Bob Robertson, son premier western,
POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS (fistful of dollars - 1964). Il s'agit bien sûr de Sergio Leone. Et Robert Aldrich de conclure : " voilà pourquoi je suis fauché, alors que lui est milliardaire ! ".
Sergio Leone proposa le rôle principal de POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS à Horst Buchholz. Son agent refusa le scénario sans en aviser l'acteur car il venait de faire un western LES 7 MERCENAIRES.
Sergio Leone proposa également à Charles Bronson de jouer dans les deux
derniers films de la trilogie dollars (ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS et LE
BON LA BRUTE ET LE TRUAND). Celui-ci refusa avant de finalement accepter le
rôle principale de IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST avec Henry Fonda.
Ne disposant pas du budget pour décrocher une grande star américaine, Sergio
Leone se tourna vers la télévision et proposa le rôle à Clint Eastwood,
vedette alors de RAWHIDE. L'acteur américain apporta le look de l'homme sans
nom avec son poncho et son petit cigare.
Le film a connu un autre titre anglais pendant le tournage, three magnificient
rogues, en référence aux deux premiers films dont les premiers titres
étaient The magnificient stranger et Two magnificient strangers.
Pour écrire le scénario, Sergio Leone fit appel à Age et Scarpelli pour mettre de l'humour. Mais, d'après Leone, leur travail était inutilisable.
LE BON LA BRUTE
ET LE TRUAND est le dernier film de la trilogie des
dollars de Sergio Leone, mais il apparaît comme une préquel par
rapport aux deux autres (il a lieu plus tôt dans le temps, pendant la
guerre de Sécession, et le personnage joué par Clint Eastwood y
acquiert le poncho et le chapeau qu'il utilise dans POUR UNE POIGNÉE DE
DOLLARS et ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS).
Le budget d'un million de dollars a excédé la somme des dépenses des deux films précédents (avec environ le quart du million allant directement dans les poches de Clint Eastwood
avec une participation de 10% sur les recettes en Europe et aux USA, ce
qui doit être mis en relation avec les 15.000 $ qu'il toucha pour le
premier volet de la trilogie.).
La version italienne est plus longue de 14 minutes (dont surtout une
scènes au début qui explique comment "la brute", jouée par
Lee Van Cleef, apprend l'existence de l'or caché). En outre, l'une des
versions internationales était plus courte de quelques minutes à cause
de plans écourtés et de la disparition de la scène de la pendaison du
"bon" dans l'hôtel lors de la deuxième partie du film.
Le résumé
Pendant la première demi-heure, le récit nous présente les trois principaux protagonistes. Et comme c'est le cas dans les deux premiers films de la trilogie, ils ont tous un but commun: s'enrichir. "le bon" est l'homme sans nom, un
cow-boy solitaire de peu de mots, bénéficiant d'une précision de tir extraordinaire. Au début du film, il se complait dans un étrange commerce avec "le truand" : la tête de ce dernier étant mise à prix, " le bon " le prend, l'amène au poste, et lorsque le moment de sa pendaison est venu, il le délivre d'une balle bien placée. Ils répètent le manège quelques fois, touchant toujours une somme considérable. Mais un jour, " le bon " se tanne et laisse pourrir " le truand " dans le désert. Il lui rendra plus tard la monnaie de sa pièce et les rôles seront inversés. Durant cette péripétie, " le bon " apprendra de la bouche d'un homme malade le lieu où serait cachée 200.000 dollars-or. " le truand " veut le faire parler, mais étant au bout du rouleau, il ne peut rien y faire. Il ne peut le torturer, puisque s'il le tue, il ne verra jamais la couleur de l'argent.
Entre temps, "la brute" est lui aussi au courant de ce qui se trame et est prêt à tout pour récupérer l'argent. Ce n'est que plus tard qu'il fera face aux deux autres, et les trois se livreront une lutte acharnée, pleine de traîtrises.
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